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Botsorhel. Elle vise le championnat de France de sarbacane

Botsorhel. Elle vise le championnat de France de sarbacane

Publié le 11 août 2017 par

Ancienne voltigeuse équestre, Gaëlle Lozac'h, Botsorhéloise, est la présidente du club Trégor Sarbacane. Elle a lancé un financement participatif pour que le club puisse participer à la Coupe de France 2017.

Botsorhel. Elle vise le championnat de France de sarbacane

« Je ne sais pas faire les choses à moitié ! » Gaëlle Lozac’h a beau être coincée dans un fauteuil, elle ne tient pas en place. Présidente du club de tir à la sarbacane du Trégor qu’elle a créé en janvier 2017, elle s’investit au maximum pour faire connaître ce sport et rallier de nouveaux adeptes.

« Notre association compte pour le moment 11 personnes, dont 6 handisports. À partir de septembre, il faudra payer 60 € pour obtenir sa licence. » Son objectif : emmener toute l’association au championnat de France de sarbacane qui a lieu cette année à Troyes, du 13 au 15 octobre.

Seulement, tout ça à un prix : plus de 4 000 € pour le transport, et 1 000 € pour le matériel. « C’est pour cela que j’ai lancé un financement participatif sur le site Kengo. » La somme demandée est de 2 500 €. « Tous les handisports veulent y aller ! Ils sont aussi sportifs dans l’âme que les valides ! »

« Le sport, c’est toute ma vie »

Mais ce n’est là que la partie émergée de l’iceberg. Gaëlle Lozac’h est également arbitre de Boccia, un sport apparenté à la pétanque qui se pratique avec des boules en cuir, en compétition départementale et régionale.

Et comme si ça ne suffisait pas, elle fait également de la voile à Brest. « Le sport m’apporte un bien-être au quotidien. Sans lui, ça serait compliqué, c’est toute ma vie. »

Sa vie, cette femme de 46 ans l’a en effet dédiée au sport : elle commence la voltige équestre à l’âge de 16 ans. Une passion qui l’a menée à faire partie de l’équipe de France dans cette discipline.

Malheureusement, un accident du travail survenu en 2002 (Gaëlle Lozac’h était à l’époque palefrenière) l’oblige à se déplacer dorénavant en fauteuil roulant. « J’ai eu un chien d’assistance qui m’a beaucoup aidé à m’en remettre. »

Et comme elle ne pouvait imaginer la vie sans le sport, elle a cherché la discipline qui lui conviendrait le mieux. « J’ai mis énormément de temps à trouver mon sport. Je ne voulais pas faire une activité collective, cela ne m’a jamais tenté. »

À la fin de l’année 2014, un ami de Saint-Brieuc lui propose une partie de tir à la sarbacane. Elle accroche tout de suite. Dès lors, les dés sont jetés, et l’ascension peut commencer. Trois fois championne de Bretagne, une fois vice-championne de France en 2016.

« Entrer dans ma bulle »

Pour la championne qui s’entraîne tous les jours chez elle, sur ses cibles, les automatismes sont faciles à acquérir.

« En tant que sportive de haut niveau, j’ai appris à entrer dans ma bulle et me concentrer très rapidement. La position et le souffle sont les deux éléments phares de la sarbacane ; si tu ne trouves pas ton souffle, tu ne peux pas trouver de point de repère. »

Le plus haut niveau de compétition pour la sarbacane est celui du championnat de France.

« Il n’y a pas de compétition européenne, mondiale ou olympique. Mais cela fait partie des combats du comité départemental des Côtes-d’Armor du handisport, dont je suis membre, d’essayer de faire reconnaître la discipline aux jeux paralympiques. »

D’ici là, et avant le championnat d’octobre, Gaëlle Lozac’h se remet d’un printemps très chargé. « Entre la Boccia, la sarbacane, la voile, le comité, ça a été très chargé. Il était temps que je lâche un peu. »

© Ouest-France du 08/08/2017

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